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La liste des salariés vulnérables est modifiée

Par |2020-09-18T17:51:36+02:0018 septembre 2020|actualités spécialisées|

L’article 20 de la loi du 25 avril 2020 prĂ©voit le placement en activitĂ© partielle des salariĂ©s qui se trouvent dans l’impossibilitĂ© de continuer Ă  travailler et qui sont considĂ©rĂ©s comme vulnĂ©rables en ce qu’ils prĂ©sentent « un risque de dĂ©velopper une forme grave d’infection au virus SARS-CoV-2 ».

De mĂȘme, les salariĂ©s partageant le mĂȘme domicile qu’une personne vulnĂ©rable pouvaient ĂȘtre placĂ©s en activitĂ© partielle s’ils Ă©taient dans l’impossibilitĂ© de continuer Ă  travailler.

La loi renvoie Ă  un dĂ©cret le soin de dĂ©terminer les critĂšres permettant de caractĂ©riser cette vulnĂ©rabilitĂ© ainsi que la date limite d’application de ce dispositif exceptionnel, laquelle ne peut excĂ©der le 31 dĂ©cembre 2020.

Un premier dĂ©cret du 05 mai 2020 (n° 2020-521) est venu prĂ©ciser les critĂšres permettant d’identifier une personne vulnĂ©rable. Celui-ci fixait 11 critĂšres allant de l’ñge jusqu’à l’état de grossesse tout en passant par le descriptif d’un grand nombre de difficultĂ©s de santĂ© susceptibles de mener Ă  une forme grave d’infection Ă  la COVID-19.

Ce décret du 05 mai a été remplacé à compter du 1er septembre 2020 par un nouveau décret du 29 août 2020 (n°2020-1098) qui est venu fixer de nouveaux critÚres permettant de déterminer les salariés considérés comme vulnérables.

Ainsi depuis le 1er septembre 2020, les critĂšres permettant de considĂ©rer un salariĂ© comme Ă©tant vulnĂ©rable ne sont plus qu’au nombre de 4.

Sont considérés vulnérables les salariés :

  • atteints de cancer Ă©volutif sous traitement (hors hormonothĂ©rapie) ;
  • atteint d’une immunodĂ©pression congĂ©nitale ou acquise :
  • ĂągĂ©s de 65 ans ou plus et ayant un diabĂšte associĂ© Ă  une obĂ©sitĂ© ou des complications micro ou macrovasculaires ;
  • dialysĂ©s ou prĂ©sentant une insuffisance rĂ©nale chronique sĂ©vĂšre.

DĂ©sormais, seuls les salariĂ©s rĂ©pondant aux critĂšres mentionnĂ©s ci-dessus, pour lesquels un mĂ©decin estime qu’ils prĂ©sentent un risque de dĂ©velopper une forme grave de la COVID-19 et qui sont dans l’impossibilitĂ© de continuer Ă  travailler peuvent ĂȘtre placĂ©s en activitĂ© partielle.

A noter que les salariĂ©s partageant le mĂȘme domicile qu’une personne vulnĂ©rable ne peuvent plus ĂȘtre placĂ©s en activitĂ© partielle, et ce depuis le 1er septembre 2020.

L’indemnisation des salariĂ©s placĂ©s en activitĂ© partielle en raison de leur vulnĂ©rabilitĂ© s’effectue dans les conditions de droit commun.

Protocole sanitaire en entreprise : ce qui change au 1er septembre

Par |2020-09-18T14:58:08+02:0018 septembre 2020|actualités, actualités générales|

Face au rebond Ă©pidĂ©mique en France, le Gouvernement a renforcĂ© le protocole sanitaire en entreprise. Tour d’horizon des nouvelles recommandations applicables au 1er septembre.

  • La recommandation du tĂ©lĂ©travail

Le protocole sanitaire continue de recommander le tĂ©lĂ©travail en ce qu’il participe Ă  la dĂ©marche de prĂ©vention du risque Ă©pidĂ©mique et permet de limiter l’affluence dans les transports en commun.

  • La gĂ©nĂ©ralisation du port du masque en entreprise

Compte tenu des recommandations du Haut Conseil de Santé Publique (HCSP) en date du 28 août 2020, le port du masque grand public devient systématique et permanent au sein des entreprises dans les lieux collectifs clos (salle de réunion, lieu de restauration, couloirs, ascenseurs, vestiaires etc).

Toutefois, le protocole admet des exceptions au port systĂ©matique du masque en fonction du niveau de circulation du virus dans le dĂ©partement d’implantation de l’entreprise et de l’espace de travail des salariĂ©s.

S’agissant du niveau de circulation du virus, il est possible de retirer temporairement son masque dĂšs lors que plusieurs conditions sont respectĂ©es :

  • Dans les zones « vertes » Ă  faible circulation, quatre conditions doivent ĂȘtre rĂ©unies : ventilation/aĂ©ration fonctionnelle et efficace – existence d’écrans de protection entre les postes de travail – mise Ă  disposition de visiĂšres – politique sanitaire avec rĂ©fĂ©rent covid-19 et capacitĂ© Ă  l’auto-Ă©viction en cas de symptĂŽmes.
  • Dans les zones « orange » Ă  circulation modĂ©rĂ©e, outre les quatre conditions prĂ©cĂ©dentes, le port du masque par intermittence sera rĂ©servĂ© aux entreprises disposant de grands locaux et d’une extraction d’air haute fonctionnelle et efficace.
  • Dans les zones « rouges » Ă  circulation active du virus, outre les six conditions prĂ©cĂ©dentes, la facultĂ© de dĂ©roger au port du masque permanent ne sera rĂ©servĂ©e qu’aux locaux garantissant aux personnes un espace de 4m2.

S’agissant de l’espace de travail, pour les salariĂ©s travaillant dans des bureaux individuels, le port du masque ne s’impose pas. Dans les ateliers, il est possible de ne pas porter de masque dĂšs lors que les conditions de ventilation et aĂ©ration sont conformes Ă  la rĂ©glementation, que le nombre de personnes prĂ©sentes dans l’atelier est limitĂ©, que la distanciation sociale est respectĂ©e et que les salariĂ©s portent une visiĂšre en cas de dĂ©placement. Enfin, pour les salariĂ©s travaillant en extĂ©rieur, le port du masque est nĂ©cessaire en cas de regroupement ou en cas d’impossibilitĂ© de respecter la distanciation sociale.

  • La dĂ©signation d’un rĂ©fĂ©rent Covid-19

Dans ce contexte de renforcement des mesures sanitaires, la dĂ©signation d’un rĂ©fĂ©rent covid-19, certes non obligatoire, apparaĂźt comme essentielle dans la prĂ©vention des risques au sein de l’entreprise. Selon le protocole, il s’agit mĂȘme d’une condition nĂ©cessaire pour pouvoir dĂ©roger au port systĂ©matique du masque dans l’entreprise.

Les mesures dĂ©rogatoires ayant pris fin avec l’Ă©tat d’urgence sanitaire

Par |2020-09-18T14:52:55+02:004 août 2020|actualités, actualités générales|

La loi n° 2020-290 du 23 mars 2020 a instaurĂ© un Ă©tat d’urgence sanitaire pour faire face aux consĂ©quences de l’épidĂ©mie de covid-19.

ProlongĂ© jusqu’au 10 juillet 2020 inclus par la loi n° 2020-546 du 11 mai 2020, cet Ă©tat d’urgence sanitaire a pris fin le 11 juillet 2020.

Pour faire face aux consĂ©quences Ă©conomiques et sociales de la covid-19, le Gouvernement avait apportĂ© plusieurs amĂ©nagements en droit du travail et en droit de la sĂ©curitĂ© sociale, notamment en matiĂšre de versement d’indemnitĂ©s journaliĂšres de sĂ©curitĂ© sociale (IJSS) et de complĂ©ment employeur.

Une partie de ces rĂšgles dĂ©rogatoires s’appliquait seulement jusqu’à l’expiration de l’état d’urgence sanitaire. Ainsi depuis le 11 juillet, les rĂšgles dĂ©rogatoires suivantes ont cessĂ© de s’appliquer :

  • RĂ©union du CSE par visioconfĂ©rence sans limitation et ce mĂȘme en l’absence d’accord, par confĂ©rence tĂ©lĂ©phonique ou messagerie instantanĂ©e ;
  • IJSS sans dĂ©lai de carence pour les arrĂȘts de travail sans lien avec la covid-19 ;
  • IndemnitĂ©s complĂ©mentaires employeur pour les arrĂȘts de travail sans lien avec la covid-19 sans dĂ©lai de carence (la suppression de la condition d’anciennetĂ© d’un an habituellement requise pour bĂ©nĂ©ficier de ce complĂ©ment est toutefois maintenue jusqu’au 31 dĂ©cembre 2020) ;
  • Pour les arrĂȘts maladie intervenant entre le 12 mars et le 10 juillet, non prise en compte des durĂ©es d’indemnisations antĂ©rieure ; ni de celles intervenant entre le 12 mars et le 10 juillet pour le calcul de la durĂ©e totale d’indemnisation de 12 mois prĂ©vue Ă  l’article D. 1226-4 du code du travail ;
  • Plafond d‘exonĂ©ration fiscale pour les heures supplĂ©mentaires portĂ© Ă  7 500€ au lieu de 5 000€ ;

La fin d’application de ces rĂšgles dĂ©rogatoires marque un retour progressif Ă  la normale. D’autres rĂšgles dĂ©rogatoires devraient prendre fin en octobre et en dĂ©cembre 2020.

PrĂ©cisons toutefois que les rĂšgles dĂ©rogatoires prĂ©citĂ©es continuent Ă  s’appliquer en Guyane et Ă  Mayotte jusqu’au 30 octobre 2020, l’état d’urgence sanitaire ayant Ă©tĂ© prolongĂ© jusqu’à cette date dans ces territoires (loi n° 2020-856 du 09 juillet 2020).

La prise en compte des RPS au stade de l’Ă©laboration du PSE relĂšve de la compĂ©tence du juge administratif

Par |2020-06-29T17:03:54+02:0029 juin 2020|actualités spécialisées|

L’employeur a une obligation de sĂ©curitĂ© Ă  l’égard de ses salariĂ©s. Il doit notamment prĂ©venir les risques psycho-sociaux (RPS) au travail.

Estimant qu’un employeur a manquĂ© Ă  son obligation de prendre en compte les RPS dans un contexte de rĂ©organisation et de PSE, un syndicat a saisi le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Nanterre (devenu tribunal judiciaire depuis le 1er janvier 2020) pour obtenir la suspension du projet de rĂ©organisation. Le syndicat estimait que l’employeur n’avait pas pris les « mesures d’identification et de prĂ©vention des risques psychosociaux et de la souffrance au travail des salariĂ©s ».

A l’occasion de ce contentieux, le prĂ©fet des Hauts-de-Seine a dĂ©posĂ© un dĂ©clinatoire de compĂ©tence en estimant que le contrĂŽle de la prise en compte des RPS au stade de l’élaboration d’un PSE devait ĂȘtre opĂ©rĂ© par la DIRECCTE, sous le contrĂŽle du juge administratif.

Le PrĂ©sident du TGI ayant Ă©cartĂ© ce dĂ©clinatoire de compĂ©tence et statuĂ© sur la prise en compte des RPS par l’employeur, le prĂ©fet a Ă©levĂ© le conflit.

Saisi de la question, le tribunal des conflits statue par une décision du 08 juin 2020 (T. Confl. 08 juin 2020 n° 4189).

Les magistrats annulent d’abord l’ordonnance du TGI en ce qu’il a statuĂ© sur le fond sans laisser au prĂ©fet le temps pour Ă©lever le conflit.

Ils tranchent ensuite le conflit de compĂ©tence en estimant qu’il « appartient Ă  l’autoritĂ© administrative de vĂ©rifier le respect, par l’employeur, de ses obligations en matiĂšre de prĂ©vention des risques pour assurer la sĂ©curitĂ© et protĂ©ger la santĂ© physique et mentale des travailleurs ».

La DIRECCTE doit donc s’assurer de la rĂ©gularitĂ© de la procĂ©dure d’information et de consultation des instances reprĂ©sentatives du personnel d’une part, et du respect par l’employeur des principes de prĂ©vention dĂ©coulant de l’article L. 4121-1 du code du travail d’autre part.

Le tribunal des conflits rappelle par ailleurs que le juge judiciaire reste compĂ©tent pour vĂ©rifier le respect par l’employeur de son obligation de sĂ©curitĂ© lorsque la situation Ă  l’origine du litige est sans lien avec le projet de rĂ©organisation ou qu’elle est liĂ©e Ă  la mise en Ɠuvre de celui-ci.

Les conditions d’utilisation des titres-restaurant sont temporairement amĂ©nagĂ©es

Par |2020-06-24T15:50:13+02:0024 juin 2020|actualités spécialisées|

Le dĂ©cret n° 2020-706 du 10 juin 2020 a apportĂ© des modifications temporaires aux conditions d’utilisation des titres-restaurant.

A compter du 12 juin et jusqu’au 31 dĂ©cembre 2020 :

  • Les titres-restaurant peuvent ĂȘtre utilisĂ©s le dimanche et les jours fĂ©riĂ©s ;
  • Leur utilisation est limitĂ©e Ă  un montant maximum de 38 € par jour, contre 19 € auparavant.

Ces dérogations sont valables lorsque les titres-restaurant sont utilisés dans des restaurants, des hÎtels-restaurants ou des débits de boissons assimilés à ceux-ci.

Les achats effectués dans les supermarchés au moyen de titres-restaurants restent soumis aux dispositions prévues par le code du travail et ne bénéficient pas des aménagements apportés par le décret.

A noter que le dĂ©cret ne comporte aucune dĂ©rogation Ă  l’article R. 3262-9 du code du travail qui prĂ©voit que les titres-restaurants ne peuvent ĂȘtre utilisĂ©s que dans le dĂ©partement du lieu de travail ou les dĂ©partements limitrophes.

Une dĂ©rogation de l’employeur reste toutefois possible au profit des salariĂ©s appelĂ©s Ă  faire des dĂ©placements longue distance en raison de leurs fonctions.

La rupture conventionnelle du contrat de travail en pĂ©riode de confinement et de dĂ©confinement – Article de Florent Millot et Clara Lefebvre dans la Semaine Juridique Sociale

Par |2020-06-22T18:12:51+02:0022 juin 2020|A la une, actualités générales|

Depuis sa mise en place en 2008, la rupture conventionnelle, qui permet aux parties de rompre d’un commun accord le contrat de travail, connaĂźt un succĂšs important. Aussi bien pendant la phase de confinement que de dĂ©confinement, la crise sanitaire liĂ©e Ă  l’Ă©pidĂ©mie de Covid-19 n’a pas empĂȘchĂ© les parties au contrat de travail de faire usage de ce mode de rupture. La procĂ©dure de rupture conventionnelle a toutefois Ă©tĂ© affectĂ©e et amĂ©nagĂ©e en consĂ©quence. Analyses et prĂ©conisations de Clara Lefebvre et Florent Millot dans la Semaine Juridique Sociale du 16 juin 2020. 

ActivitĂ© partielle : Le gouvernement prĂ©cise les secteurs qui feront l’objet d’un soutien renforcĂ©

Par |2020-06-22T16:02:03+02:0022 juin 2020|actualités générales, Non classifié(e)|

Suite aux annonces du Premier ministre le 14 mai, les entreprises des secteurs de l’hĂŽtellerie, restauration, cafĂ©s, tourisme, Ă©vĂ©nementiel, sport, culture, les entreprises de secteurs connexes, qui ont subi une trĂšs forte baisse d’activitĂ© Ă  cause de la crise sanitaire, font l’objet d’un soutien renforcĂ© par l’Etat. Dans l’attente du dĂ©cret officialisant les nouvelles rĂšgles de calcul de l’allocation d’activitĂ© partielle pour les secteurs en difficultĂ©, le Gouvernement a apportĂ© des premiĂšres prĂ©cisions.

Les activités bénéficiant de ce soutien renforcé sont classées en deux catégories :

  • Les secteurs d’activitĂ© soumis Ă  des restrictions d’activitĂ© au-delĂ  de la pĂ©riode du confinement (liste S1) : Il s’agit des secteurs comme l’hĂŽtellerie, la restauration, les cafĂ©s, le tourisme, l’évĂ©nementiel qui sont durablement affectĂ©s car ils sont soumis Ă  des restrictions d’activitĂ© au-delĂ  du 11 mai 2020 ;
  • Les secteurs d’activitĂ© « connexes » qui dĂ©pendent de ces activitĂ©s (liste S1 bis) : Pour bĂ©nĂ©ficier des mesures renforcĂ©es, ces entreprises doivent avoir subi une perte de chiffre d’affaires de 80% sur la pĂ©riode allant du 15 mars au 15 mai 2020. Cette diminution s’apprĂ©ciera sans doute en comparant le chiffre d’affaires actuel avec celui rĂ©alisĂ© sur la mĂȘme pĂ©riode de l’annĂ©e 2019.

Ces entreprises, quelle que soit leur taille, pourront alors continuer Ă  bĂ©nĂ©ficier d’une prise en charge Ă  100% de l’indemnitĂ© d’activitĂ© partielle jusqu’en septembre. Pour mĂ©moire, pour les entreprises relevant d’autres secteurs d’activitĂ©, depuis le 1er juin, l’allocation d’activitĂ© partielle, ne couvre plus que 60% du salaire brut du salariĂ© alors que l’indemnitĂ© versĂ©e au salariĂ© doit toujours ĂȘtre au moins Ă©gale Ă  70%.

Retour sur les principales actualitĂ©s liĂ©es Ă  l’Ă©pidĂ©mie de Covid-19 (Partie 2)

Par |2021-05-31T17:58:55+02:0015 juin 2020|actualités générales|

Suite du dĂ©cryptage des ordonnances annoncĂ©es : Dans le prolongement de la loi d’urgence du 23 mars 2020 pour faire face au Covid-19, le Conseil des ministres a continuĂ© Ă  adopter, le 1er avril 2020, une sĂ©rie de mesures sociales. Analyse des ordonnances concernant la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat, la mĂ©decine du travail, l’activitĂ© partielle, la formation professionnelle, les Ă©lections professionnelles et le fonctionnement des institutions reprĂ©sentatives du personnel.

Premiers ajustements des dispositifs de gestion de la crise sanitaire : Face Ă  l’ampleur de la crise sanitaire, le Gouvernement a adaptĂ© les dispositifs juridiques pour contenir les consĂ©quences des mesures de confinement et du ralentissement de l’activitĂ© Ă©conomique. Le champ d’application de l’activitĂ© partielle Ă©tĂ© Ă©largi, le rĂ©gime d’arrĂȘts de travail a Ă©tĂ© amĂ©nagĂ© pour les salariĂ©s se trouvant dans l’impossibilitĂ© d’exercer leur activitĂ© Ă  cause de la crise sanitaire, les rĂšgles et les dĂ©lais de la nĂ©gociation collective ont Ă©tĂ© assouplies. DĂ©tails de ces premiers ajustements.

Suite des adaptations des dispositifs de gestion de la crise sanitaire : Le Gouvernement poursuit ces amĂ©nagements en prĂ©voyant notamment la possibilitĂ© de moduler le montant de la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat aux conditions de travail liĂ©es au Covid-19, en individualisant le recours Ă  l’activitĂ© partielle, en organisant le passage des salariĂ©s en arrĂȘts de travail vers l’activitĂ© partielle. Retour sur les derniĂšres adaptations sociales.

Prolongation de l’Etat d’urgence sanitaire et adoption de diverses mesures sociales : La loi n°2020-546 du 11 mai 2020 proroge l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 10 juillet inclus et complĂšte ses dispositions. Retour sur les impacts sociaux de la prolongation de l’Ă©tat d’urgence sanitaire.

DĂ©lais de consultation : La prorogation ou la fixation d’un nouveau dĂ©lai peut ĂȘtre dĂ©cidĂ©e par le juge saisi en cas d’insuffisance de l’information, sous condition toutefois.

Par |2020-03-31T14:56:53+02:0031 mars 2020|actualités, actualités générales|

La procĂ©dure d’information-consultation des institutions reprĂ©sentatives du personnel est encadrĂ©e, Ă  dĂ©faut d’accord, par les dĂ©lais prĂ©vus Ă  l’article R.2312-6 du Code du travail, aux termes desquels le CSE est rĂ©putĂ© avoir Ă©tĂ© consultĂ© et avoir rendu un avis nĂ©gatif. Ces dĂ©lais commencent Ă  courir Ă  compter du moment oĂč le CSE a reçu de la part de l’employeur des informations en vue de sa consultation (art. R2312-5 du mĂȘme code). Si les membres du CSE estiment ne pas disposer d’élĂ©ments suffisants, ils peuvent saisir le prĂ©sident du Tribunal Judiciaire, statuant en la forme des rĂ©fĂ©rĂ©s, pour qu’il ordonne la communication des Ă©lĂ©ments manquants.

La Cour de cassation a strictement encadrĂ© les conditions de cette saisine en exigeant que celle-ci intervienne avant l’expiration du dĂ©lai de consultation. Elle avait Ă©galement jugĂ© qu’aucune disposition lĂ©gale n’autorisait le juge Ă  accorder un nouveau dĂ©lai, de sorte que ce dernier devait nĂ©cessairement statuer sur la demande de prolongation de dĂ©lai avant l’expiration du dĂ©lai initialement imparti au CE (Cass.soc., 21 septembre 2016, n°15-19.003). La saisine n’ayant pas pour effet de prolonger le dĂ©lai de consultation du CE,  cette solution avait pour consĂ©quence, dans un certains cas, de priver le recours du CE de toute effectivitĂ© pour des motifs tenant uniquement au fonctionnement de la juridiction (le juge devant statuer dans un dĂ©lai de 8 jours, ce qui est trĂšs court eu Ă©gard Ă  l’engorgement des juridictions).

Dans son arrĂȘt du 26 fĂ©vrier 2020, la Cour de cassation opĂšre un revirement et adopte une position pragmatique parfaitement transposable au CSE. Tout en maintenant la nĂ©cessitĂ© pour l’institution de saisir le juge avant l’expiration du dĂ©lai initial, elle ouvre la possibilitĂ© pour ce dernier de, soit prolonger le dĂ©lai de consultation s’il est toujours en cours, soit, dans le cas contraire, de fixer un nouveau dĂ©lai (Cass.soc., 26 fĂ©vrier 2020, 18-22.759). Cette solution Ă©quilibrĂ©e permet de redonner Ă  la consultation des institutions reprĂ©sentatives du personnel toute son effectivitĂ©, tout en conservant l’aspect de sĂ©curisation qui avait Ă©tĂ© Ă  l’origine de la mise en place des dĂ©lais de consultation puisque, sans recours dans ce dĂ©lai, le CSE ne pourra plus saisir le juge.

Retour sur les principales actualitĂ©s sociales liĂ©es Ă  l’épidĂ©mie de Covid-19 (Partie 1)

Par |2020-06-22T18:14:23+02:0031 mars 2020|actualités, actualités spécialisées|

Face aux impĂ©ratifs d’urgence sanitaire et de survie Ă©conomique des entreprises françaises, de nombreuses mesures ont Ă©tĂ© adoptĂ©es ces derniers jours par les pouvoirs publics français. Retour sur les principales mesures sociales liĂ©es Ă  l’épidĂ©mie de Covid-19.

Adaptation du dispositif d’activitĂ© partielle : Afin de limiter les consĂ©quences d’une baisse d’activitĂ©, le Gouvernement a redimensionnĂ© le dispositif d’activitĂ© partielle en modifiant les modalitĂ©s de calcul de l’allocation versĂ©e par l’Etat, en simplifiant les procĂ©dures de dĂ©pĂŽt et en rĂ©duisant les dĂ©lais d’instruction. PrĂ©sentation du dispositif d’activitĂ© partielle adaptĂ© Ă  la crise sanitaire (PrĂ©sentation de l’activitĂ© partielle)

Adoption de la loi d’urgence pour face Ă  l’épidĂ©mie de Covid-19 : Le 23 mars 2020, la loi d’urgence pour faire face Ă  l’épidĂ©mie du Covid-19 du 23 mars 2020 autorise le Gouvernement Ă  prendre par ordonnance, toute mesure, afin de faire face aux consĂ©quences Ă©conomique, financiĂšres et sociales  liĂ©e Ă  la propagation du virus. RĂ©capitulatif des mesures sociales de la loi d’urgence pour faire face Ă  l’épidĂ©mie du Covid-19 (RĂ©capitulatif des mesures sociales de la loi d’urgence).

Adoption en urgence des ordonnances annoncĂ©es : ConformĂ©ment Ă  la loi d’urgence pour faire face Ă  l’épidĂ©mie de Covid-19, plusieurs ordonnances ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©es en Conseil des ministres le 25 mars 2020. DĂ©cryptage des premiĂšres ordonnances en matiĂšre de congĂ©s payĂ©s, de durĂ©e du travail, des jours de repos, de l’indemnitĂ© complĂ©mentaire, du versement des sommes versĂ©es au titre de l’intĂ©ressement et de la participation (DĂ©cryptage des premiĂšres ordonnances).

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